. . . . . Ces visages, ces odeurs cosmopolite d'un monde qui vit, d'une ville colossale aux dimensions démesurées, d'une ville riche de promesses et de menaces, d'une ville inconnu où l'on se retrouve seul au pied des tours qui s'élancent une à une vers le ciel, sans même pouvoir demander son chemin, réduit à errer le visage hagard. D'une nourriture gluante à laquelle on n'ose goûtée de peur de finir enfermer dans une pièce de cinq mètre de côté... de violer nos principes moraux ou encore de rendre tripes et boyaux sur le sol.
. . . . Se retrouver assis à une petite table sans prétention, à siroter une boisson qui dégage une odeur suave et floral tout en admirant les circonvolutions de la lumière qui s'est réfléchie à la surface de l'eau.
. . . . Se retrouver à gravir les marches inégales d'un dragon de pierre qui serpenterait le long des cimes, bordant le désert.
. . . . Se retrouver aux bords des canaux, en train de sourire doucement à un enfant inconnu, qui s'est approché de vous sans arrières pensés, plein d'innocence, de candeur et de curiosité. Partager cette instant de joie sourde et muette par delà la barrière de la langue avec cet enfant et sa mère qui vivent certes simplement mais dans une grande dignité.
. . . . Se retrouver sur une avenue où, en fin de comptes, il y a peu de temps des personnes se sont sacrifiés pour leur liberté.
. . . . Se retrouver dans une petite boutique tortueuse, parmi d'antiques bibelots et le visage inquisiteur d'un marchand.
. . . . Se retrouver quelque part entre le ciel et la terre à écouter de la musique, au dessus des steppes glacés. A la poursuite du jour.
Pix : Shanghai by Night by Alone-Censured
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