Et la ronde des Sentiments mêlés pu reprendre.

Et la ronde des Sentiments mêlés pu reprendre.
. . . . Slim continua à écouter tranquillement les projets de George, tandis qu'au dessus de leurs têtes par delà l'obscurité poussiéreuse du débit de boisson dans lequel ils se trouvaient, les étoiles poursuivaient leur ballet silencieux, l'univers était heureux de l'épure cristalline tandis que les danseuses en costume de soie blanche s'en allaient danser dans le ciel aux milles parures de velours.
. . . . Parmi les feuillages chuchotant des arbres qui bordaient la Salinas, une souris s'abimait dans la contemplation des astres, submergée par la tendre grâce de ces danseuses de soie blanche, entrainée dans l'opéra que chantaient des milliers d'attraits, en oubliait le temps qui passait et l'impatience des heures.



« Loin des luttes viles de la foule en folie
Leurs désirs simples jamais ne s'égaraient
Dans le frais vallon isolé de la vie
Leur chemin paisible ils poursuivaient »
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1 - Auteur anonyme.

# Posté le samedi 17 mai 2008 17:35

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My . Life . Was. A. Tragedy . And . Everybody . Die . At . The . End.




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# Posté le mardi 03 juin 2008 13:24

Modifié le samedi 11 octobre 2008 18:06

Guter junge

Guter junge
J'ADORE LA MODE
« On ne porte pas les révolutions de ses parents. »
PAR CHRISTOPHER BOLLEN


. . . Dire « J'aime la mode », c'est un peu comme affirmer « J'aime les chiens » ou « J'adore la démocratie ». Ça n'implique pas qu'il faille aimer la démocratie en toute circonstance, quand le mauvais candidat se fait élire, par exemple. Et ce n'est pas parce qu'on aime les chiens qu'on est censé remercier celui qui nous a mordu. La . mode a ses côtés glauques : elle est peuplée de gens bidons, ne possède pas assez d'âme pour être considérée comme un art et, oui, elle glorifie la marchandise. La mode, c'est du capitalisme glamour. Et les gens malins ont appris à se méfier du capitalisme, même s'ils passent le plus clair de leur temps à essayer de gagner du fric.

. . . On accuse la mode d'être à l'origine de tous les maux : troubles de l'alimentation, fantasmes de viol, mépris des religions, récupération de la sous-culture, féminisation de l'homme, masculinisation de la femme (pour mémoire, on a fait les mêmes reproches au rock'n'roll). On en a marre d'acheter de l'identité sur commande et on a bien raison. Qu'est-ce qui nous reste ? Devons-nous nous sentir coupables d'aimer des vêtements créés pour nous plaire, notre envie de porter des choses étranges et nouvelles fait-elle de nous des victimes, est-ce que la pub nous a transformés en moutons ? Comme s'il valait mieux porter des combinaisons en pur coton, du moment qu'elles ne sont pas signées Prada, Adam Kimmel ou Ann Demeulemeester.

. . . Au début de ma carrière, j'avais coutume de dire qu'il n'y avait que deux endroits où un drag-queen malaisien pouvait réussir, à New York : dans un cabaret gay asiatique ou chez Visionaire. Je suis toujours du même avis dix ans plus tard. Comme l'art, la mode est l'un des derniers milieux qui accepte les aliens. Je suis content que cette industrie soutienne les bizarreries et le style de vie marginal de ses chefs de file, qu'elle commercialise leur travail et introduise celui-ci, afin de les influencer, dans des milieux qui baignent encore dans de vieux stéréotypes. On ne peut pas en vouloir à des gens parce qu'ils s'amusent avec la seule chose qu'on leur a laissée.

. . . On dit souvent que la mode s'approprie les codes subversifs et les revend comme des produits de masse vides de toute signification—même des couturiers d'avant-garde comme Viktor & Rolf utilisent des épingles à nourrice dans leur collection automne-hiver 2008, récupérant le punk en gommant ses aspérités (même s'ils écrivent « No » sur le visage de leurs mannequins). Bien sûr que la mode, c'est en partie du business. Il nous faut bien l'admettre : la mode a pour mission d'habiller la population mondiale et de faire gagner de l'argent aux ateliers de confection, boutiques, magazines et annonceurs qui y participent.

. . . Mais la subversion, c'est aussi de la mode. Le mainstream et la sous-culture ont signé un pacte stratégique. La sous-culture se bat contre sa propre récupération ; et quand leurs codes sont vulgarisés, les résistants doivent trouver de nouvelles méthodes de révolte visuelle, plus inattendues et plus choquantes. Si ce jeu entre invention et appropriation ne faisait pas partie du système, les femmes porteraient encore des tabliers et on aurait toujours peur à la vue d'un blouson en cuir. On ne s'habille pas avec les révolutions de nos parents. Croire qu'il y avait une époque où les vêtements signifiaient quelque chose, et que Chanel ou H&M n'auraient jamais dû s'en mêler, relève de la nostalgie. Si on pense comme ça, la mode devient un système personnel où l'on a seulement le choix entre l'acceptation et le refus. La mode est l'une des manières les plus pertinentes—ou délibérément vaines—de montrer ce qu'on est en tant que personne. Ça nous colle au corps, littéralement.

. . . Mais ce ne serait pas un peu creux ? Juste un joli gimmick qui décore un désir vide de sens ? Je le pensais, mais je crois désormais qu'on doit prendre position face au vide. Est-ce que porter un logo nous rend moins fréquentable ? Si c'est le cas, on doit se faire du souci pour notre identité. Tous les créateurs radicaux ne travaillent pas en marge du système. Oui, il y a plein de nouveaux couturiers révolutionnaires qui font de la pub, gagnent de l'argent et vendent leurs fringues au troisième étage de Barney's, tout en ayant une vision artistique. Même les plus élitistes doivent reconnaître que le vrai changement (ça veut dire quoi, aujourd'hui ?) sera plus efficace s'il est tourné vers le monde. La mode, c'est de l'art ? Il est plus intéressant de se demander si l'art n'est pas devenu de la mode. C'est encore un tabou.

. . . Le milieu de l'art rejette systématiquement toute comparaison avec la mode : ce serait admettre qu'il est à la botte du marché. Qu'est-ce qui est le plus douteux : faire de l'art en ayant pleine conscience qu'on va le vendre et que ça fait partie d'un système économique, ou prétendre qu'on fait un geste libertaire contre le système alors qu'on s'en met plein les poches avec son art ou sa galerie ? Je suis assez admiratif devant l'honnêteté du milieu de la mode. On y admet platement que le marché a une grande importance. L'art pourrait suivre l'exemple.

. . . Finalement, le gros défaut de la mode, c'est qu'elle fétichise le changement permanent. Sa qualité, c'est que si elle nous impose de nous promener avec des boules de tissu en guise de chaussures, ceux qui souhaitent tenter leur chance pourront toujours essayer de les détourner et de s'en servir pour créer des banderoles revendicatives. Même haïr la mode revient à reconnaître son influence, et tout ce qui a de l'influence peut être utilisé, approprié et redirigé. Et le meilleur moyen de ne pas devenir un esclave de la mode, c'est d'accepter son potentiel. Les esclaves n'embrassent pas leurs maîtres. Le refus n'est pas la révolution. Essayez.



# Posté le mercredi 11 juin 2008 10:51

Modifié le samedi 14 juin 2008 06:14

Les journées sont longues, très longues...et surtout, très courtes.

Les journées sont longues, très longues...et surtout, très courtes.
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pareils à des feuilles, tantôt vivent pleins d'éclat et mangent les fruits que fournit la terre labourée,
tantôt retombent au néant.




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# Posté le vendredi 20 juin 2008 16:43

Dance In The Mist.

Dance In The Mist.
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Sur l'onde calme et noire où dorment les étoiles
La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,
Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles ...
On entend dans les bois lointains des hallalis.

Voici plus de mille ans que la triste Ophélie
Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir.
Voici plus de mille ans que sa douce folie
Murmure sa romance à la brise du soir.

Le vent baise ses seins et déploie en corolle
Ses grands voiles bercés mollement par les eaux;
Les saules frissonnants pleurent sur son épaule,
Sur son grand front rêveur s'inclinent les roseaux.

Les nénuphars froissés soupirent autour d'elle;
Elle éveille parfois, dans un aune qui dort,
Quelque nid d'où s'échappe un petit frisson d'aile:
Un chant mystérieux tombe des astres d'or.

II

Ô pâle Ophélia, belle comme la neige!
Oui tu mourus, enfant, par un fleuve emporté!
- C'est que les vents tombant des grands monts de Norvège
T'avaient parlé tout bas de l'âpre liberté;

C'est qu'un souffle inconnu, fouettant ta chevelure,
A ton esprit rêveur portait d'étranges bruits;
Que ton c½ur entendait la voix de la Nature
Dans les plaines de l'arbre et les soupirs des nuits;

C'est que la voix des mers, comme un immense râle,
Brisait ton sein d'enfant trop humain et trop doux;
C'est qu'un matin d'avril, un beau cavalier pâle,
Un pauvre fou, s'assit, muet, à tes genoux !

Ciel, Amour, Liberté : quel rêve, ô pauvre Folle!
Tu te fondais à lui comme une neige au feu:
Tes grandes visions étranglaient ta parole
- Et l'Infini terrible effara ton ½il bleu.

III

- Et le Poète dit qu'aux rayons des étoiles
Tu viens chercher, la nuit, les fleurs que tu cueillis;
Et qu'il a vu sur l'eau, couchée en ses longs voiles,
La blanche Ophélia flotter, comme un grand lys.





Arthur Rimbaud.





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# Posté le dimanche 29 juin 2008 16:24

Modifié le dimanche 07 septembre 2008 12:05

Candide.

Candide.
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La Petite Fille Sans Frontières .









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# Posté le mardi 08 juillet 2008 11:44

Modifié le lundi 29 septembre 2008 15:48

Judy A Little Girl With A Gun.

Judy A Little Girl With A Gun.
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. . . . . " Fuck you, bitch, said Judy, after shooting her mother. Be quiet Mummy. Don't suffer. I'm with you, you know. I'm watching you and you can die in peace, murmured Judy."
. . . . . Her mother was succumbing on the floor. Her mouth was full of blood, her teeth were broken... Judy had hit her face with the gun.
. . . . . " Mummy, don't cry. You are very strong, don't worry. You'll die quietly. I hope so. Otherwise, I should shoot again."
. . . . . Judy was laughing.
. . . . . "Mummy, don't look at me, for pity's sake. I have pity on you, now. You have to be a great Woman in this moment. Particularly beside your daughter."






Text by : Adolf-est-un-erstaz.

# Posté le mercredi 16 juillet 2008 18:17

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I'm A Ghost Lost In A Wonderful! Dream.








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# Posté le mardi 19 août 2008 14:31